Obligations de la personne
La personne visée doit respecter les obligations définies par la juridiction régionale de la rétention de sûreté.
Il peut s'agir notamment des obligations suivantes :
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Injonction de soins
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Placement sous bracelet électronique
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Soumission Ă des mesures de contrĂŽle par un travailleur social
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Interdiction de paraßtre en certains lieux (domicile de la victime, devant les écoles...)
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Interdiction de fréquenter certaines personnes (exemple : complices)
Suivi de la personne
La personne concernĂ©e est placĂ©e sous le contrĂŽle du juge de lâapplication des peines.
Ses obligations peuvent ĂȘtre assouplies ou renforcĂ©es pour tenir compte de son Ă©volution.
Ces changements sont pris par <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=R1058">ordonnance</a> du président de la juridiction régionale de la rétention de sûreté.
Ils peuvent faire l'objet d'un recours devant la juridiction concernées dans les 10 <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=R1008">jours francs</a> de leur <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=R14732">notification</a>.
La personne condamnĂ©e peut ĂȘtre inscrite dans un fichier :
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Elle est inscrite au <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=R39597">FIJAIS</a> si elle a été condamnée pour infractions sexuelles (viol, attouchements...) ou violentes (torture et actes de barbaries...). Ce fichier permet le suivi et la localisation des personnes condamnées aprÚs leur sortie de prison.
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Elle est inscrite au <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=R52793">Fijait</a> si elle a été condamnée pour actes de terrorisme.
Ă noter
la victime peut <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=F1779">s'adresser au juge dĂ©lĂ©guĂ© aux victimes</a> pour ĂȘtre tenue au courant lorsque la personne condamnĂ©e sort de prison.
Non-respect des obligations
En cas de non-respect des obligations, le prĂ©sident de la juridiction rĂ©gionale peut ordonner dâoffice le placement provisoire dans un centre socio-mĂ©dico-judiciaire de sĂ»retĂ©.
C'est le cas lorsque la personne refuse de commencer ou de poursuivre un traitement mĂ©dical. Le juge de l'application des peines peut alors dĂ©livrer un mandat d'arrĂȘt contre la personne surveillĂ©e.
Cette mesure dâurgence suppose quâun renforcement de la surveillance de sĂ»retĂ© soit insuffisant pour prĂ©venir le risque de rĂ©cidive.
Cette mesure provisoire de placement doit ĂȘtre confirmĂ©e dans les 3 mois par une dĂ©cision de la juridiction rĂ©gionale et aprĂšs avis favorable de la commission pluridisciplinaire.
Cette décision peut faire l'objet d'un recours.
S'il n'y a pas de décision de confirmation de placement, le juge de l'application des peines met fin d'office à la rétention.
Les dĂ©cisions de la juridiction rĂ©gionale peuvent faire lâobjet dâun recours devant la juridiction nationale de rĂ©tention de sĂ»retĂ©, qui se trouve Ă la Cour de cassation.
Ce recours doit ĂȘtre fait dans le dĂ©lai de 10 <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=R1008">jours francs</a> Ă partir de la <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=R14732">notification</a> de la dĂ©cision. Ce recours nâest pas <a href="https://sains-en-gohelle.fr/les-demarches-administratives/?xml=R19521">suspensif</a> : la surveillance de sĂ»retĂ© peut s'appliquer.